Traîneaux à chiens. Baie de Wakeham à Kangiqsujuaq.Robert Fréchette, ARK
L’histoire du Nunavik se révèle au fil des millénaires dans le cheminement des habitants de la région, les Inuits.
Les archéologues croient que des groupes de Paléoesquimaux, de Dorsétiens, de Thuléens et d’Inuits ont progressivement occupé le Nunavik au cours des quelque 4 500 dernières années. Les Thuléens, ancêtres directs des Inuits, sont arrivés dans la région vers l’an 1000 de notre ère. Leurs techniques de survie étaient très bien adaptées au climat rigoureux de l’Arctique. Principalement nomades, les Thuléens vivaient le long des côtes et devaient compter sur les ressources fauniques de la région et leur propre ingéniosité pour assurer leur subsistance.
Comparable à celui des Thuléens, le mode de vie des Inuits est très étroitement lié au milieu naturel et à ses ressources. Le phoque, le caribou, l’omble chevalier et la sauvagine demeurent les principales sources de nourriture de ce peuple. Pleinement conscients de la fragilité du milieu nordique, les Inuits ont toujours été soucieux de la protection de l’environnement.
Les contacts entre les Inuits et les Eurocanadiens ont commencé graduellement vers le milieu du XIXe siècle, alors que de nombreux Inuits ont continué de vivre sensiblement de la même manière que leurs ancêtres pendant longtemps au XXe siècle. Les missionnaires et les commerçants de fourrure ont été les premiers à fréquenter le Nord et ils ont amené avec eux notamment des valeurs différentes, de nouvelles coutumes et des outils perfectionnés de chasse, de pêche et de piégeage. L’intervention du gouvernement dans le Nord a entraîné des transformations irréversibles. Les Inuits ont délaissé pour toujours leur mode de vie nomade pour s’établir dans des communautés.
La Convention de la Baie-James et du Nord québécois, signée en 1975, est largement reconnue comme étant le premier traité moderne de revendications territoriales au Canada. La Convention protège les droits traditionnels des Inuits du Nunavik et établit les bases de relations respectueuses entre les Inuits et les gouvernements du Québec et du Canada. La Convention couvre un large éventail de domaines dont la chasse, la pêche et le piégeage, l’éducation, la santé, le développement économique et l’administration publique.
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