Attraits
La descente de la rivière George :
Le canot-camping est de loin l’activité la plus appropriée pour
découvrir la vallée de la rivière George. Cette rivière peut être
descendue à bord de divers types d’embarcations comme le canot, le kayak
et le radeau pneumatique (raft). À l’intérieur du projet de parc, le
parcours canotable de la rivière George s’étire sur environ 130 km.
Un séjour au Pyramid Mountain Camp:
Le Pyramid Mountain Camp est une pourvoirie établie en bordure de la
rivière George depuis 1963. Les bâtiments en bois rond ont été
construits avec des arbres récoltés dans la forêt avoisinante. Venez
découvrir ce lieu riche en histoire et vous imprégner de la culture
locale. Une excursion au sommet du mont Pyramide et une partie de pêche y
sont des incontournables.
Géomorphologie
Au
cours de la dernière glaciation, une masse de glace de 2 000 à 3 000 m
d’épaisseur recouvrait le territoire. Sous le poids de la glace, la
croûte terrestre s’est enfoncée. Le mouvement de cette masse de glace a
laissé des traces dans le paysage en creusant les vallées, polissant des
roches et déplaçant des matériaux meubles. La déglaciation aurait
débuté il y a 10 ka et une grande partie du Labrador aurait été libre de
glace il y a 7,6 ka. Le territoire du parc aurait été libre de glace
quelques siècles plus tard. Lors de la fonte, une portion du glacier
bloquait le cours inférieur de la rivière George, ce qui a permis la
formation d’un lac glaciaire coincé entre les monts Torngat et le
glacier, le lac Naskaupi.
L’âge et la
durée du lac Naskaupi demeurent encore hypothétiques. Son niveau le
plus haut serait de 550 m, faisant en sorte d’inonder la presque
totalité de la zone et s’étendant bien au sud de celui-ci. Au total, 40
niveaux ont été répertoriés pour ce lac. D’anciennes lignes de rivage
sont d’ailleurs encore bien visible. Ce sont elles qui donnent la forme
caractéristique du pic Pyramide.
Faune
Bien
qu’elle se trouve en milieu nordique, la faune est somme toute bien
diversifiée. Les cartes de distribution consultées et les inventaires de
terrain ont permis de recenser 34 espèces de mammifères, 97 espèces
d’oiseaux, 11 espèces de poissons et 4 espèces d’amphibiens. Les espèces
de mammifères présentes sont somme toute typiques de la région :
caribou, ours noir et une myriade de petits mammifères.
Les
caribous présents seraient essentiellement associés au troupeau de la
rivière George. L’effectif de ce troupeau est cependant en déclin depuis
les dernières années. Selon les inventaires réalisés par le ministère
des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), la population serait
passée de 385 000 en 2001 à moins de 75 000 en 2010.
Parmi
les 97 espèces d’oiseaux, 61 sont présumées comme possiblement
nicheuses. L’inventaire réalisé à l’été 2010 a permis de confirmer la
nidification de 31 espèces, dont 5 qui ont un statut de protection, que
ce soit au fédéral ou au provincial. Il s’agit de l’arlequin plongeur,
de l’aigle royal, du faucon pèlerin, du hibou des marais et du quiscale
rouilleux.
Du côté de la faune
ichtyenne (poissons), les rivières et les lacs sont dominés par les
salmonidés (saumon atlantique, omble chevalier, touladi et omble de
fontaine). La rivière George est d’ailleurs connue depuis longtemps
comme une rivière riche en saumons et a même fait l’objet d’une pêche
commerciale pendant une cinquantaine d’années à partir de la fin du XIXe
siècle. La distribution des espèces varie selon les milieux présents.
Alors que la rivière George abrite les 11 espèces inventoriées, certains
lacs de faible productivité n’abritent que l’omble chevalier. La grande
capacité d’adaptation de l’omble chevalier expliquerait son succès de
colonisation. Par ailleurs, une forme naine d’omble chevalier a été
observée dans un petit lac à proximité du pic Pyramide et au lac
Tasirlaq.
Enfin, on ne peut passer
sous silence la présence d’insectes et d’araignées. Les récoltes ont
aussi permis d’identifier 23 espèces de coléoptères, 3 espèces de
fourmis et 33 espèces d’araignées.
Flore
L’aire
du parc est couverte majoritairement de dépôts à nu, d’arbustes,
d’herbes, de mousses et de lichens. Les versants de vallées constituent
une zone de transition entre deux milieux forts différents, passant
graduellement des arbres, à l’herbaçaie, la muscinaie ou la lichénaie.
La flore vasculaire est estimée à environ 330 taxons, de ce nombre, 270
ont été identifiés. Les taxons d’affinité boréale sont davantage
présents que ceux d’affinité arctique. Du côté des invasculaires, les
récoltes sur le terrain ont permis d’identifier 51 hépatiques, 75
mousses et 114 lichens. Ces récoltes ont permis de découvrir deux
nouvelles hépatiques pour le Québec Marsupella boeckii et Eremonotus
myriocarpus)!