PingualuitPingualuit

Le parc national des Pingualuit est situé au milieu du plateau de l'Ungava et protège un cratère d’origine météoritique aux eaux bleutées et exceptionnellement limpides. Les Inuits appellent l’endroit pingualuit, une appelation qui réfère avec humour à un bouton d’acné en français et qui décrit la crête dentelée du cratère qui se profile dans l’immensité du ciel arctique. Le cratère des Pingualuit offre un panorama unique dans une toundra quasi lunaire. Au-delà du cratère, le paysage est d’une planéité remarquable et d’une régularité enivrante. Dépourvues d’arbres, les vastes étendues du parc se prêtent particulièrement bien à l’observation de la nature et de la faune, ainsi qu’à des activités telles que la randonnée pédestre en été et le ski de randonnée en hiver .

Parc national des Pingualuit
C.P. 130
Kangiqsujuaq (Québec)
J0M 1K0​​​
819-338-3282

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Les Nunamiuts : les Inuits de l'intérieur​​​

On nomme Nunamiuts les Inuits qui auraient vécu uniquement des ressources de l’intérieur des terres de l’Ungava. Ces Inuits nomades se déplaçaient en suivant les troupeaux de caribous qu’ils chassaient pour vivre en adaptant les technologies propres aux Inuits des côtes. Ainsi, la graisse de caribou alimentait la lampe à huile, les bois étaient sculptés et utilisés comme outils et la peau servait à confectionner les vêtements et les tentes. Le mode de vie des Nunamiuts, étroitement lié aux produits de la chasse au caribou, semble avoir périclité lors de la chute naturelle des populations de caribou en 1920.

Le secteur du cratère des Pingualuit garde quelques traces du passage des Nunamiuts en quête de territoires de chasse prometteurs. Les abris sous roche et les pierres disposées en forme de cercle délimitant l’emplacement d’une ancienne tente sont des vestiges de campements qu’ils érigeaient pour se reposer. Ces campements étaient souvent installés sur des endroits surélevés, comme les crêtes du cratère des Pingualuit, et on raconte que les feux de camp permettaient de distinguer les différents groupes de chasseurs présents dans ces terres hostiles.

Le village d'accueil : Kangiqsujuaq

​Kangiqsujuaq, signifiant « la grande baie », est un village d'environ 700 habitants. Le village est situé sur la rive sud-est de la baie Wakeham, dans une vallée entourée de montagnes majestueuses. Héritiers d'un riche patrimoine culturel, les Inuits de Kangiqsujuaq pratiquent encore la chasse, la pêche et la cueillette de façon importante. Le village a également plusieurs équipes de chiens de traineau. De nombreuses activités sont possibles comme en été comme en hiver. Imaginez-vous, comme les Inuit, aller rammasser des moules sous la glace, construire des Igloos, cueillir des baies ou encore découvrir les différents modes de pêche ou de chasse comme le pratiquent les gens de la communautés, dans les paysages envoûtants du Nunavik.  

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Caractéristique des paysages majesteux du Nunavik, le parc national des Pingualuit a comme but principal de protéger un échantillon représentatif du plateau de l’Ungava, notamment sa géographie, sa végétation et sa faune exceptionnelle, sans oublier l’unique cratère des Pingualuit!

Le cratère​​

Le météorite entré en collision avec la Terre il y a près de 1,4 million d’années a provoqué une explosion qui a eu pour effet de modifier la structure de certaines roches (impactites) et a donné la forme circulaire du cratère des Pingualuit. Il s’agit d’un des cratères les plus jeunes au monde et des mieux préservés. Les impactites sont disséminées autour du cratère, mais on en trouve une proportion plus importante dans le « chenal des impactites », au nord-ouest du cratère.

À l’intérieur du cratère, on aperçoit les eaux limpides du lac Pingualuk. N’ayant pas d’exutoire en surface et recevant seulement les eaux de précipitations, le renouvellement en eau du lac s’étend sur une période impressionnante d’environ 330 ans. Le lac Pingualuk figure parmi les lacs les plus purs au monde!

La rivière de Puvirnituq

La rivière de Puvirnituq draine le secteur nord du parc, pour ensuite se jeter dans la Baie d’Hudson. Les Kangiqsujuamiuts l’utilisent encore de nos jours comme repère pour leurs déplacements. Sur une quarantaine de kilomètres, elle s’écoule au fond d’un large canyon dont les parois sont quasi verticales. Ouvrez l’œil, car ces parois rocheuses cachent des sites de nidification pour les oiseaux de proie tel le faucon pèlerin.​

​​La faune

Si la diversité de la faune arctique est plutôt faible, elle est souvent compensée par l’abondance. Le troupeau de caribous de la rivière aux Feuilles, lequel compte des centaines de milliers de têtes, séjourne dans le parc national des Pingualuit du mois de mai au mois de juillet. Le vol migratoire des bernaches du Canada et des oies des neiges à l’automne et au printemps offre, pour sa part, un spectacle tout à fait exceptionnel. Les autres animaux sauvages sont dispersés dans le parc. Les loups, les renards, les harfangs des neiges et les lièvres arctiques sont présents, mais se font discrets. L’habitat de l’ours blanc est la côte du détroit d’Hudson, mais il est possible d’en croiser à l’intérieur des terres.

Dans l’Arctique, les prédateurs ne peuvent s’alimenter qu’à partir d’un nombre restreint d’espèces, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux changements environnementaux. Le lemming, par exemple, est l’une des proies qui se retrouvent au bas de la chaîne alimentaire. Pour des raisons peu connues, la population de lemmings connaît d’importantes fluctuations. À l’intérieur d’un cycle de quelques années, elle se multiplie, puis… elle s’effondre, pratiquement jusqu’à l’extinction. Lorsque ces petits rongeurs se font rares, le nombre de harfangs des neiges et de renards diminue aussi de façon marquée.

Le touladi et l’omble chevalier sont les espèces de poisson les plus communes dans les lacs du parc. Bien que la croissance de ces poissons soit lente à cette latitude, les très gros individus sont fréquents.

​​La flore

Le parc national des Pingualuit est situé à environ 350 km au nord de la limite des arbres, dans une zone de pergélisol continu. La toundra arctique se caractérise par l’absence totale d’arbres et une végétation discontinue.

La flore arctique est peu diversifiée, mais plus abondante qu'il n'y paraît au premier coup d'œil. Les lichens, les mousses et les sphaignes dominent sans conteste sur ce territoire. Viennent ensuite les plantes herbacées et quelques rares arbustes. Soumise aux vents violents, aux froids intenses et à la déshydratation, la végétation du parc s’est adaptée pour survivre : la petite taille des plantes ou encore la présence de poils sur les tiges ou les feuilles en témoignent.

Le couloir de la rivière de Puvirnituq se distingue par la richesse de la végétation qui s’épanouit sur un sol basique et rocailleux. Plusieurs plantes rares y poussent. Parmi celles-ci, quatre espèces figurent sur la liste des plantes susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.​​